« J’ai toujours voulu parler anglais ! »
Cette phrase, j’y ai droit une fois sur deux quand je me présente et que j’explique que je suis formatrice d’anglais.
Elle fait partie du top 3 de mes classiques, avec « Je manque de vocabulaire » et « Je comprends mais j’ai du mal à parler ».
Et en même temps, je comprends cette réaction. Parce que le désir de parler une autre langue, c’est sacrément intéressant.
Le désir de parler anglais… On dirait presque une quête universelle – un Graal, une étoile, un badge de la vie moderne ! Mais à quoi tient-il, ce désir ? Et surtout… que se passe-t-il quand il reste flou et sans « pourquoi » bien clair derrière ?
Spoiler : tu risques fort de tourner en rond ou de perdre ta motivation avant d’avoir pu dire « supercalifragilisticexpialidocious ».
Pourquoi on rêve tous de parler anglais ?
L’anglais, c’est LA langue passe-partout du XXIe siècle.
Celle des films et séries Netflix, des voyages, du boulot, d’Internet, des chansons qu’on fredonne à moitié (en mode yaourt), et même des notices Ikea. On veut tous s’ouvrir au monde, échanger, comprendre des blagues qu’on ne trouve pas drôles en français mais qui font hurler de rire dans leur version originale… Bref, l’anglais, c’est la promesse de ne plus jamais rester à la table des petits en soirée internationale.
Et puis, soyons honnêtes : il y a une petite (grande) part d’ego là-dedans. Ben oui, parler anglais, c’est la classe. C’est glisser un « as soon as possible » en réunion sans rougir, commander un brunch à Londres avec assurance, demander sa route à New York sans passer par la case « mime ».
Mais le désir, ça ne suffit pas (malheureusement !)
Si je te disais que le désir, c’est comme la première semaine de janvier à la salle de sport ? Beaucoup d’envie, de promesses, d’abonnements… et puis la lassitude guette dès la première courbature… ou le premier verbe irrégulier qui ne rentre pas.
La plupart de mes prospects débarquent chez moi avec cette envie débordante – les étoiles dans les yeux ! Mais moi je sais qu’après quelques semaines, quand le quotidien reprendra ses droits, tout ce nuage magique s’évaporera. L’envie ne tiendra pas devant la réalité : l’effort, la répétition, les moments de solitude quand rien ne rentre et que ton accent ressemble toujours à celui d’un chihuahua enrhumé.
Pourquoi ? Parce que le désir, s’il n’est pas nourri par un objectif clair, finit par s’étioler. C’est sympa de vouloir parler anglais « comme ça », mais quand il faudra se motiver un jeudi soir gris de février, l’envie sera bien seule face à ton canap’ qui t’appelle.
Transformation alchimique : du désir à l’objectif
Pourquoi veux-tu parler anglais ?
C’est the ultimate secret : Transformer ton envie diffuse en objectif(s) concret(s). Pose-toi la question (vraiment !) : pourquoi veux-tu parler anglais ? Pour voyager ? Pour comprendre ta série préférée sans sous-titres ? Pour postuler à ce job de rêve ? Pour draguer sur Tinder international ? Pour assister à des conférences, envoyer des mails sans trembler, discuter à l’aéroport ?
Aucun objectif n’a à être « noble » ou impressionnant. Mais plus il est clair et concret, plus il va donner du sens à ton apprentissage. Pas besoin de « devenir bilingue » en trois mois. Apprendre à tenir une conversation simple en voyage, négocier un contrat, ou commander ton cappuccino au Starbucks sans bugger, c’est du pareil au même pour ton cerveau !
Et ensuite, tu peux compter sur l’effet boule de neige : tu parles librement, donc tu parles plus, donc tu échanges plus souvent, donc tu apprends plus, etc…
Parce que je te le rappelle au passage, « la seule façon de parler anglais, c’est de parler anglais » 😉
(J’ai d’ailleurs un article de blog qui explique cela… Voici le lien : The ultimate secret to speak English)
Les dangers du “je verrai bien”
Tu veux une autre vérité qui pique ? Le « je verrai bien » ne mène (presque) jamais bien loin. Sans fil conducteur, tu vas t’éparpiller entre applis, podcasts, listes de vocabulaire, grammaire… jusqu’à saturation. Tu vas zapper de méthode en méthode, oublier ce que tu avais appris la semaine précédente, et finir par laisser ton anglais hiberner dans un coin de Google Drive.
Parce qu’on ne tient pas sur la durée sans récompense ni étapes claires. Tu ne progresses pas ? Tu perds ta motivation. Tu ne te fixes pas de micro-objectifs, tu ne vois pas tes progrès, et hop, retour à la case départ (« pfff, j’arrive pas à parler anglais ! »).
Alors, pourquoi veux-tu parler anglais ?
Prends un stylo (ou ton smartphone, je ne juge pas). Demande-toi : dans trois mois, je veux savoir faire quoi en anglais ? Concrètement : passer une commande, faire une présentation, regarder une série sans sous-titres. Ecris-le (et encadre-le 😂.)
C’est seulement à partir de là que tu pourras choisir la meilleure solution pour progresser, parce qu’elle sera lignée avec ton objectif.
Rêver de parler anglais, c’est beau. Mais pour que ça devienne une réalité, il te faudra un cap, même petit, et une toute petite dose de discipline. Mais surtout, ne t’oublie pas dans l’histoire : ton envie doit te servir TOI, pas t’enfermer dans une corvée.
Et si tu veux en discuter, ou que tu as besoin d’un coup de boost, tu sais où me trouver : Je suis à ta disposition pour étudier ton besoin et trouver la meilleure solution pour toi – même si ce n’est pas une formation avec moi 😉.
Prends rendez-vous directement dans mon agenda : Agenda Agnès.
Alors… c’est quoi TON objectif, maintenant ? 👀