On me pose souvent cette question :
« Est-ce qu’en 2026, il est vraiment nécessaire de savoir écrire en anglais, alors qu’on peut demander à une IA de rédiger nos textes ? »
Et ma réponse est toujours la même : oui, absolument.
On consacre beaucoup de temps à écouter des podcasts, à regarder des séries en version originale ou à parler avec des amis (ou même avec une IA). Tout cela est essentiel. Mais si l’écriture ne fait pas partie de ta routine, il te manque une pièce fondamentale du puzzle.
Parce qu’écrire, ce n’est pas uniquement composer un texte que tu peux tout à fait sous-traiter à une IA – si tu n’as pas besoin de te faire comprendre en profondeur. Écrire, c’est surtout ancrer ce que tu apprends. C’est transformer une compréhension floue en véritable connaissance — celle qui reste.
Écrire, l’une des quatre compétences clés de la maîtrise de l’anglais
Commençons par la base. Maîtriser une langue, c’est développer quatre compétences : comprendre à l’oral, lire, parler et écrire. Ces quatre piliers se nourrissent mutuellement. En négliger un, c’est déséquilibrer ta progression.
Écrire, ce n’est pas seulement aligner des mots. C’est un acte de création et de réflexion. Tu choisis, tu organises, tu structures. Tu rends ton anglais visible — et donc plus concret.
Alors que parler exige de la spontanéité, écrire te permet de ralentir. Tu analyses, tu remarques tes erreurs, tu ajustes ta formulation. C’est là que tu gagnes en précision.
Et cette précision se retrouve ensuite dans ta manière de t’exprimer à l’oral. Tu gagnes en clarté, en confiance, en justesse.
Écrire, en somme, affine tous les aspects de ton anglais.
Mais l’IA ne peut-elle pas tout faire ?
Bien sûr, une IA peut t’aider à écrire — te corriger, te suggérer du vocabulaire, t’inspirer. Mais elle ne peut pas apprendre à ta place.
Pourquoi ? Parce qu’écrire n’a jamais été synonyme de produire un texte parfait. Écrire, c’est entraîner ton cerveau à formuler des pensées, en anglais.
Chaque fois que tu rédiges une phrase, tu fais des milliers de micro-choix : quel mot, quelle structure, quel ton. C’est ce processus cognitif — cette gymnastique mentale — qui crée la véritable aisance linguistique.
Si tu laisses l’IA penser à ta place, tu sautes l’étape la plus précieuse. C’est comme demander à une appli de faire tes pompes à ta place : la machine s’améliore, pas toi.
Écrire en anglais pour mieux mémoriser
Parlons mémoire. Beaucoup d’apprenants se plaignent d’oublier les nouveaux mots ou les règles apprises récemment. Pourtant, le secret est simple : notre cerveau retient mieux ce qu’il utilise que ce qu’il se contente d’écouter ou de lire.
L’écriture est le meilleur terrain d’application. Quand tu écris, tu vas chercher des mots dans ta mémoire pour les réutiliser dans un nouveau contexte. C’est ce qu’on appelle le rappel actif — une technique de mémorisation très efficace.
En d’autres termes, chaque phrase que tu écris est comme une goutte d’eau versée sur une graine. Plus tu écris, plus cette graine grandit et s’enracine. Et la prochaine fois que tu voudras dire ce mot à l’oral, il te viendra naturellement, comme un réflexe.
Nouvelle langue = nouveau carnet
Il y a quelque chose de magique dans le fait d’ouvrir un nouveau carnet pour une nouvelle langue.
La première page blanche, c’est une promesse : celle d’un nouvel apprentissage, d’un espace à toi. Un lieu où tu peux raturer, griffonner, expérimenter librement.
Tenir un carnet d’écriture en anglais n’a rien à voir avec le souci de propreté ou d’esthétique. C’est une trace de ton cheminement. Un témoin de ton évolution linguistique et personnelle.
Chaque jour, tu peux y noter quelques lignes : ce que tu as fait, un mot nouveau, une pensée, une phrase entendue dans un film, une idée. Petit à petit, ces notes forment une histoire : la tienne, écrite en anglais.
C’est pour t’aider à appréhender cet aspect de l’apprentissage de l’anglais que je t’offre un Learning Journal – une sorte de journal de bord de ton apprentissage – au début de chaque formation.
Écrire pour trouver ta voix
Écrire, c’est aussi découvrir ta voix dans une autre langue.
En français, tu sais sans doute exprimer l’humour, la colère, la tendresse ou l’ironie. En anglais, au début, tout semble un peu “décalé” et fade. Mais plus tu écris, plus tu ajustes ce ton. Tu explores le vocabulaire, tu testes des tournures, tu identifies ce qui sonne juste pour toi.
Et un jour, tu relis un texte et tu te dis : oui, ça, c’est moi — en anglais. Ce moment-là, c’est un vrai déclic. L’anglais devient une extension naturelle de toi-même.
Par où commencer ?
Bonne nouvelle : tu n’as pas besoin d’écrire un essai par jour. Ce qui compte, c’est la régularité.
Voici quelques idées simples :
Tiens un court journal quotidien en anglais.
Décris une photo ou un moment de ta journée.
Réécris une citation ou un passage que tu aimes dans tes propres mots.
Réponds par écrit à un sujet ou à une question d’IA avant de vérifier comment un natif s’exprimerait.
L’objectif n’est pas la perfection, mais la présence. Te montrer chaque jour, avec ton stylo, ton clavier et ton cerveau en action.
En conclusion : Ecris !
Écrire, c’est apprendre à ralentir pour mieux voir ce que tu sais — et ce qui te reste à apprendre. Ce n’est pas une compétence optionnelle, mais un pilier essentiel.
C’est pour cela que je fais partie des formateurs qui insistent sur l’écriture, et je ne suis pas prête à lâcher, plafonnement du CPF ou pas.
Prends ton carnet. Ouvre une page blanche. Commence à écrire.
Ton futur toi, fluide et confiant en anglais, est déjà en train de t’y attendre.
Et si tu as besoin d’aide, mes modules de formation sont là pour toi. Voici un lien vers la page : Les Formations du Mushroom