L’été arrive, et avec lui cette douce illusion qu’on va enfin avoir “le temps” de s’occuper de son anglais. 

Spoiler alert : si tu ne fais rien de différent, ton niveau ne va pas progresser par magie entre deux glaces et trois baignades.

Mais bonne nouvelle : tu n’as pas besoin de t’infliger des cahiers de vacances version torture linguistique. Avec quelques ajustements malins, tu peux transformer ton été en un vrai booster pour ton anglais… sans te gâcher les vacances.

L’idée, ce n’est pas de travailler plus. C’est de travailler mieux. Et surtout, plus régulièrement, mais sans pression. Voici comment t’y prendre.

Améliore ton Reading : lire sans t’endormir après deux lignes

Lire en anglais, c’est souvent la première bonne résolution… et la première abandonnée. Pourquoi ? Parce que tu choisis un texte trop compliqué, ou même pire, un texte qui ne t’intéresse absolument pas.

Résultat : tu bloques sur un mot toutes les deux phrases, et au bout de dix minutes, tu te convaincs que “ce n’est pas pour toi”.

J’ai 2 astuces pour ne pas tomber dans ce piège.

 

1 – lis quelque chose que tu aimerais lire en français, ou que tu as déjà lu – et apprécié – en français. Ainsi, tu seras sûr de ne pas te lasser à cause d’un sujet inadapté pour toi.

2 – baisse le niveau (oui, volontairement). L’objectif n’est pas de prouver que tu peux lire Shakespeare en VO, mais de lire avec fluidité et plaisir. Pars sur une BD si ça te fait plaisir, voire même des livres “graded readers”(adaptés au niveau A1 à B1), ou même des posts LinkedIn si tu es dans un contexte pro : tu es en vacances après tout.

 

Améliore ton listening : habituer ton oreille sans t’épuiser… ni t’ennuyer

Vous êtes nombreux autour de moi à avoir un bon niveau à l’écrit… et ne me dire rien comprendre à l’oral. C’est normal. L’anglais parlé, c’est parfois une autre langue altogether.

L’été est parfait pour travailler ça en douceur. Et – au risque de me répéter – je connais le podcast parfait pour choisir le bon niveau et apprendre des tas de choses au passage.

Ce podcast magique, c’est le 6-minute English du site BBC Learn English. Très souvent copié, jamais égalé. Pour être sûr d’avoir accès à un contenu de qualité, je te conseille vivement l’original.

Voici le lien pour aller faire un tour sur la page : 6-minute English

Et ne me dis pas que tu ne peux pas trouver 6 minutes dans ta semaine pour écouter un podcast…

 

Speaking en anglais : arrête d’attendre d’être prêt

Le plus grand piège avec l’oral, c’est d’attendre le moment où tu te sentiras “suffisamment à l’aise”. Mauvaise nouvelle : ce moment n’arrive jamais tout seul.

Parler, c’est comme faire du sport. Tu progresses en pratiquant, pas en regardant des vidéos sur la pratique.

Pas besoin de partir à Londres demain. Tu peux commencer très simplement : parler tout seul. Oui, vraiment. Décrire ce que tu fais, raconter ta journée, donner ton avis sur un sujet… à voix haute.

Tu peux aussi t’enregistrer (avec ton téléphone), puis te réécouter. C’est un peu inconfortable, mais extrêmement efficace pour repérer tes erreurs récurrentes.

Si tu veux aller plus loin, trouve un partenaire linguistique ou prends des cours de conversation. L’important, c’est la régularité. Mieux vaut 10 minutes par jour que 2 heures une fois par semaine.

Et là je t’entends déjà me dire : « Et si je fais des fautes ? »

 

Eh bien dans ce cas, tu parles anglais avec des fautes. Mais tu parles, ton cerveau fait le job d’associer des mots anglais avec des constructions de phrases anglaises. Et cela lui sera de plus en plus facile. Donc tu progresses.

Et soyons sérieux : dans la vraie vie, est-ce que tu penses vraiment que tes interlocuteurs vont t’arrêter à chaque fois que tu fais une faute de grammaire ? Parce que si on va par là, ça va être un massacre quand on parle français, tu crois pas ? (pardon! « ne crois-tu pas ? »)

 

Writing en anglais : écrire sans viser la perfection

Écrire en anglais fait souvent peur, parce que tu vois immédiatement toutes tes lacunes. Du coup, tu évites. Et donc… tu ne progresses pas.

Encore une fois, simplifie. Tu n’as pas besoin d’écrire des dissertations. Commence par des formats courts : un journal de vacances, quelques lignes par jour, un post LinkedIn, un email fictif, ou même une liste de choses que tu as faites dans la journée.

L’objectif est double : structurer ta pensée en anglais et automatiser certaines tournures.

Un bon réflexe : recycle ce que tu apprends. Tu as entendu une expression intéressante dans un podcast ? Utilise-la dans une phrase écrite. Tu viens de lire une tournure utile ? Réécris-la avec ton propre contenu.

Et si tu as besoin d’une correction… repasse par ce blog en septembre, je te parlerai de l’utilisation – certifiée – de l’IA pour progresser en anglais.

 

Conclusion : un été utile (mais pas pénible)

Tu l’as compris : améliorer ton anglais pendant l’été ne demande pas de révolution. Juste un peu de régularité, des supports adaptés, et une approche plus détendue.

Pas besoin d’y passer des heures. 15 à 20 minutes par jour, bien utilisées, peuvent déjà faire une vraie différence à la rentrée.

Et si tu veux passer un cap en septembre, structurer tes apprentissages et travailler sur tes objectifs professionnels (présentations, réunions, emails, etc.), tu peux réserver un créneau avec moi. On fera le point ensemble et on construira une formation adaptée à ton niveau et à tes besoins.

Le lien vers mon agenda est ici : agenda Agnès