Apprendre l’anglais à ses enfants ou ses petits-enfants dès le plus jeune âge peut sembler une tâche ambitieuse, voire un peu intimidante pour certains parents. Pourtant, il existe une méthode douce, efficace et profondément plaisante : jouer en anglais.
Le jeu est un terrain d’apprentissage naturel pour l’enfant, et lorsqu’il se fait en anglais, il devient un pont entre plaisir, découverte et progression linguistique.
Mais ce que l’on oublie souvent, c’est que ces moments de jeu profitent aussi énormément aux adultes : ils renforcent leur confiance, réveillent leur créativité et les aident à ancrer des automatismes en anglais.

Voir la vidéo sur YouTube Vocabulaire autour du jeu
Le jeu : le langage universel de l’enfance
Avant de parler d’anglais, parlons du jeu.
Les enfants apprennent en jouant : ils expérimentent, testent, imitent, inventent. Ce mode d’apprentissage actif, ludique et sensoriel leur permet de retenir des mots et expressions sans effort conscient. Dès lors que l’on introduit l’anglais dans ces moments de jeu, on transforme l’expérience en un bain linguistique naturel.
Pas besoin de longs cours, de fiches ou de listes : quelques mots-clés et expressions simples suffisent pour placer la langue au cœur du quotidien. Jouer à “Simon says”, organiser une chasse au trésor en anglais, ou faire un memory des couleurs, active toutes les dimensions de l’apprentissage : compréhension, mémorisation, interaction et plaisir. L’enfant associe alors l’anglais à un moment agréable, positif, et surtout motivant.
L’anglais devient vivant et utile
L’un des grands secrets de l’apprentissage durable, c’est le sens. Quand un enfant comprend que l’anglais lui sert à agir, à jouer, à gagner ou à communiquer avec ses parents, il intègre naturellement cette idée : l’anglais, c’est utile.
Dire “Your turn!”, “Good job!”, “Where is the red car?” ou “Let’s clean up!” dans le feu du jeu, ce n’est pas seulement répéter des phrases : c’est donner vie à la langue. Les mots prennent une signification concrète parce qu’ils appartiennent à une situation réelle et émotionnellement engageante. Et cette dimension émotionnelle joue un rôle clé : le cerveau retient mieux ce qui suscite joie, amusement ou curiosité.
De plus, l’enfant se familiarise très tôt avec l’accent, les sons et la musicalité de l’anglais, sans se crisper sur la “prononciation parfaite”. Il développe une oreille linguistique et une aisance qui lui seront précieuses à l’école, puis dans sa vie future.
Mais je t’entends déjà me dire « oui, mais je ne suis pas sûre de mon accent, je ne suis pas sûre de ma prononciation, … »
D’abord, tu peux vérifier quand tu n’es pas sûre. Nous sommes en 2026, et il y a une pléthore d’applications pour traduire du français en anglais – une commodité qui n’existait pas quand moi j’étais enfant.
Si tu es malgré tout toujours hésitant, je te propose une solution à la fin de l’article (stay tuned 😉)
Les bénéfices pour les parents et grands-parents
Jouer en anglais n’est pas seulement une activité pour “faire plaisir” aux enfants : c’est aussi une occasion exceptionnelle de progresser soi-même.
- Renforcer ses automatismes : répéter des expressions du quotidien comme “Take it!”, “It’s your turn!”, “Well done!”, ancre des tournures idiomatiques que l’on retrouve dans la vie courante.
- S’exercer sans pression : parler à un enfant ne crée pas d’enjeu. On ose, on expérimente, on se trompe sans peur du jugement. Et encore une fois, l’erreur n’est pas grave, elle fait partie intégrante de l’apprentissage.
- Entretenir la mémoire linguistique : le jeu stimule la répétition naturelle, et donc la consolidation du vocabulaire et des structures grammaticales.
- Partager un moment complice : la dimension affective renforce la motivation. Quand l’anglais devient un outil de lien et de rire, on ne l’aborde plus comme une contrainte.
Nombreux sont les parents qui témoignent d’un changement de regard sur leur propre apprentissage de l’anglais grâce à leurs enfants : ils se remettent à parler, prononcent à voix haute, redécouvrent des mots oubliés, et surtout prennent plaisir à pratiquer.

Voir la vidéo sur YouTube Simon Says (Jacques a dit)
Quelques idées de jeux faciles à mettre en place
Il n’est pas nécessaire d’avoir un niveau avancé ni de matériel sophistiqué pour jouer en anglais. Voici quelques idées simples :
- “Simon says” : idéal pour apprendre les parties du corps et les verbes d’action.
- Chasse au trésor : cachez des objets et donnez des indices en anglais : “Something blue”, “Under the table”, “Near the window”.
- Cuisine en anglais : préparez ensemble une recette. L’occasion d’utiliser le vocabulaire des aliments et des actions (“Mix”, “Pour”, “Taste”).
Pour t’aider à démarrer, ou pour trouver de nouvelles idées, fais un tour sur ma chaîne YouTube « Les P’tits Mushrooms ». J’y présente une astuce ou une idée chaque semaine pour des moments de fun en famille.
Le lien est ici : la chaîne YouTube des P’tits Mushrooms
N’oublie pas : quelques minutes par jour suffisent pour créer une immersion légère mais constante.

Voir la vidéo sur YouTube Prof d’anglais… pour les parents 😉
Si tu ressens le besoin de te perfectionner
Dans le cadre des P’tits Mushrooms, je propose 2 formules pour aider les parents
Les ateliers parents-enfants
Pour découvrir tout ce que tu es capable de faire sans même t’en rendre compte… et donner une longueur d’avance aux enfants à leur entrée en sixième
Un atelier découverte (en format cours de 90 minutes) est d’ailleurs prévu avec la MJC des Abrets en Dauphiné le 11 mars 2026 à 10 h. Contacte-moi en répondant à ce mail si tu es intéressé.e.
Pour le détail de l’atelier en version complète, c’est ici : Atelier Parent-Enfant
Les modules de mise à niveau
Parce que si tu doutes trop de toi, ça va se sentir. Si revoir quelques bases en quelques heures de cours peut t’aider, je suis là pour toi.
J’ai une formule « au plus juste », en groupe ou en privatisation.
Détail du module de mise à niveau
Semer aujourd’hui, récolter demain
L’exposition précoce à une autre langue, même par de courtes interactions, développe la flexibilité cognitive, la curiosité et l’ouverture culturelle. En grandissant, les enfants qui ont joué en anglais auront une attitude plus naturelle et décomplexée à l’égard des langues étrangères.
Quant aux adultes, ils constateront un double effet bénéfique : une fluidité retrouvée et une motivation durable. Tous deux auront transformé l’apprentissage en un moment de complicité familiale et de co-apprentissage joyeux.
Finalement, jouer en anglais, c’est changer notre rapport à la langue. Ce n’est plus un savoir scolaire à maîtriser, mais une aventure à partager. C’est oser dire, faire, rire — et apprendre, sans même s’en rendre compte.
Et toi, à quels jeux en anglais aimes-tu jouer avec tes enfants ou tes petits-enfants ?